3 ans du FSI : l’urgence d’un regroupement des fonds publics

, par udfo58

Face à la faiblesse des encours de crédits bancaires aux entreprises, les aides et les investissements publics constituent une nécessité. Au bout de 3 ans, le Fonds stratégique d’investissement (FSI) est loin d’y répondre.

L’influence du FSI reste faible dans les investissements indirects. L’investissement n’est pas fait en fonction des effets stratégiques qu’il pourrait avoir sur l’emploi de la filière. Comme un fonds privé, le FSI recherche essentiellement la rentabilité.

Pour FORCE OUVRIERE, l’urgence est de coordonner tous les dispositifs publics existants : FSI, Oséo, Caisse des dépôts et de consignation, Programme d’investissements d’avenir, Pôles de compétitivité, crédits d’impôts recherche, etc. Une « banque nationale » regroupant tous ces dispositifs est indispensable, afin de :

• réaffirmer la légitimité de l’intervention de l’Etat en promouvant des grands projets publics ainsi que des politiques publiques sectorielles en lien avec les différentes filières industrielles, dans le respect des branches professionnelles ;

• défendre, valoriser et développer l’emploi, les salaires, les conditions et les moyens de travail dans les entreprises, en particulier où l’Etat est actionnaire ;

• empêcher les délocalisations et stopper le dumping social et fiscal ;

• soutenir la recherche et l’ingénierie publiques, l’enseignement technique, professionnel et supérieur et favoriser la formation professionnelle.

Pour FO, les industries et entreprises bénéficiant d’aides publiques et d’exonérations de cotisations sociales doivent être soumises au préalable à des engagements et des contreparties sur le maintien et le développement de l’emploi ainsi qu’en matière de négociations de salaires. L’Etat doit l’imposer, y veiller et le contrôler.

Quand la situation l’exige, l’Etat doit permettre une prise de participation publique majoritaire, voire intégrale, de capital par des fonds publics dans les entreprises. En tant que soutien financier aux fonds propres des entreprises, en tant qu’actionnaire de certaines, ou en tant qu’employeur, l’Etat a des obligations sociales, salariales, en matière d’emplois et d’améliorations des conditions de travail et des droits des salariés concernés. Il se doit de donner l’exemple.

Toutes ces priorités sont absentes des décisions des fonds publics. Le gouvernement ne les contrôle pas : aussi, ils veulent bien générer des profits avec l’argent public mais sans jamais respecter leur obligation de garant de l’intérêt général.