DISCOURS ACTION DU 11 OCTOBRE 2011

, par udfo58

Bonjour à toutes et à tous, nous vous remercions d’être présents et aussi nombreux pour dire votre refus catégorique au plan d’austérité gouvernemental, lequel est asservi aux pouvoirs financiers.

Depuis plus de 20 ans, les gouvernements successifs ont laissé faire les marchés financiers en dérèglementant à tour de bras.

Le résultat ne s’est pas fait attendre, avec une vague récurrente de crise économique dont celle de 2008 est le point d’orgue. La plus sévère depuis la fumeuse crise de 1929 !

Cette crise résulte bien de celui d’un modèle économique qui est devenu pernicieux : le système capitaliste et financier.

Pour éviter la déroute des banques, le gouvernement est intervenu massivement faisant exploser les déficits publics.

Pour autant, ils n’ont rien réglementé, et les mêmes erreurs coupables se reproduisent avec leurs effets néfastes sur l’emploi, les salaires, la protection sociale, les services publics.

Les agences de notation font la loi. Les spéculateurs imposent toujours leur diktat aux gouvernements.

Leur seul objectif : gagner le plus d’argent possible, le plus rapidement possible sur le dos des Etats, donc de l’argent public.

Tant que les gouvernements au niveau international ne décideront pas d’encadrer sévèrement les marchés financiers et leurs pratiques, ils resteront sous la coupe, et à la merci de ces voyous de la finance. C’est le cas aujourd’hui, la raison d’être des plans d’austérité que nous subissons.

Diminution des services publics, restriction des droits sociaux, pression sur les salaires, destruction des emplois, flexibilité et précarité accrue, telle est la rançon payée à la spéculation.

Conséquence une croissance freinée, l’emploi en berne, moins de rentrée fiscale. Un cercle vicieux qui épargne les riches au détriment de la classe ouvrière. L’austérité n’est pas une fatalité, c’est un processus programmé, orchestré, prémédité. La dette publique n’est pas celle du fait des salariés, chômeurs, malades, invalides, retraités, c’est celle du système financier qui nous gouverne.

Gonflé ce gouvernement ! Car c’est tout de même celui-ci qui n’a eu de cesse depuis des années d’aggraver les déficits publics en transformant les riches en assistés de la République et les pauvres en délaissés de la nation.Les allègements et autres exonérations d’impôts accordés par l’Etat coûtent deux fois plus chers qu’on ne le dit et accroissent les injustices.

Il faut mettre un terme à cela. Les salariés paient un déficit qui n’est pas le leur. Les salariés n’en peuvent plus : il y a eu la réforme des retraites, puis la crise avec des milliards d’aide aux banques. Aujourd’hui, il faudrait à nouveau que les salariés se saignent pour renflouer les caisses de banques et de leurs actionnaires et satisfaire les marchés financiers. Surtout à un moment ou on donne le choix aux salariés entre la baisse de salaire ou la porte, en sachant que trop souvent, c’est la baisse de salaire d’abord et la porte ensuite. C’est inacceptable !

Résister et refuser l’austérité, c’est préparer l’avenir et contraindre les gouvernements à reprendre la main au profit du progrès social.

Il faut dire STOP à l’austérité. Car l’austérité est incompatible avec le progrès social. Il faut revendiquer haut et fort et sans scrupule la priorité aux salaires, à l’emploi, aux services publics et aux conditions de travail.

A FO nous ne sommes pas opposés aux manifestations et aux grèves du moment qu’elles soient efficaces. Multiplier celles-ci nuit à leurs efficacités.

FO appelle tous les salariés qu’ils soient actifs ou non, toutes les organisations syndicales à une journée nationale de mobilisation avec grève interprofessionnelle. Bloquer économiquement le pays est le seul moyen de pression efficace pour contraindre le gouvernement, le patronat, et le système capitaliste dans son ensemble à une véritable politique de progrès social.

Merci à toutes et à tous.