Les élus sont inquiets pour l’avenir de l’entreprise adaptée Trap’s

, par udfo58

Depuis le 2 avril, le sort de l’entreprise adaptée Trap’s de Cosne-sur-Loire, était pour le moins fragilisé. L’entreprise poursuivant son chemin, les choses ne se sont guère améliorées. En effet, si les ateliers de Cosne mais aussi de Nevers sont toujours en production officielle, la menace de fermeture est réelle.

De quoi inquiéter les élus, Gaëtan Gorce (sénateur), Alain Dherbier (maire de Cosne-sur-Loire) et Martine Carillon-Couvreur (députée), qui, dans un communiqué, expriment leurs doutes face à la situation. « L’entreprise Trap’s compte cent trente salariés, dont cent dix salariés handicapés », rappellent-ils, « et rencontre des difficultés économiques et financières majeures. »

En mars, ces mêmes élus avaient sollicité une réunion, dans l’objectif de mettre un terme au plan de fermeture du site cosnois et la suppression des trente-huit emplois. « Force est de constater qu’aucun des engagements pris à l’époque par le directeur de Traps n’a été tenu. Un audit devait être réalisé sur les charges de fonctionnement. Nous l’attendons toujours. Et... », poursuivent-ils, « ... des initiatives devaient être prises en direction des entreprises locales susceptibles de garnir le carnet de commandes. Là encore, rien n’a été fait. »

"Il y a des marchés possibles"

Chose plus surprenante, qui étonne encore aujourd’hui, le maire de Cosne, « la Ville et la Chambre de commerce et d’industrie avaient décidé de suspendre les loyers. » Ils ont tous été versés. « Tout se passe comme si le directeur de l’entreprise cherchait à obtenir la suppression des emplois qu’il avait prévue. Il a fait perdre à tous, plus de trois mois. »

Les élus souhaitent désormais que l’État se saisisse du dossier. « La disparition de la seule entreprise adaptée du département, nous paraît inenvisageable. Il y a des marchés possibles. Et reclasser des personnes fragilisées sera difficile. Nous en appelons à tous les acteurs pour qu’ils puissent prendre toutes les initiatives pour imposer à la direction de Trap’s, des solutions assurant la sauvegarde de l’activité et de la quasi-totalité des emplois. »